Samuel Eto'o vs FECAFOOT : le vendredi de tous les dangers

Publié le par Atango

La crise qui sévit actuellement au sein du football camerounais provient du fait que, chacun voulant aller au-delà de son rôle, personne ne fait ce qu'il a à faire.

 

Samuel Eto'o, malgré son immense talent, est un problème depuis longtemps, car il se considère plus que ce qu'il est pour l'instant : un joueur de football. A force d'embrasser des prérogatives qui ne sont pas les siennes, il fait moins bien ce pour quoi il est le plus doué : jouer au football, marquer des buts.

 

La FECAFOOT de son côté a commencé par fermer les yeux, encourageant ainsi les vélléités hégémoniques d'un jeune homme qui avait pourtant besoin d'être cadré. Sans doute afin de masquer ses propres insuffisances, jusqu'au jour où cela n'a plus été possible. Alors elle a puni trop fort.

 

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L'Etat, à travers le Ministère des Sports, n'a jamais assumé ses responsabilités. Les infrastructures sont toujours dans les cartons, les ministres se succèdent, et se perdent tous dans le triangle des Bermudes constitué par la FECAFOOT, les Lions Indomptables et Samuel Eto'o. Ce même Etat, dans la situation actuelle, serait intervenu en faveur d'Eto'o : affreuse maladresse !

 

Ce vendredi 06 janvier 2012, le Comité Exécutif de la FECAFOOT se réunit. Cette assemblée, selon les statuts de la FECAFOOT, organisme qui n'a jamais entendu parler de Montesquieu, a le bizarre pouvoir d'annuler toute décision prise par une instance disciplinaire.

 

Cette réunion sera capitale, car la décision qui en sortira donnera le la. Soit la sanction est confirmée, et la situation demeure gérable, soit elle est annulée, et le football camerounais entre dans une période extrêmement chaotique. Nous avons milité ici pour un allègement de la sanction, mais cette option n'est plus valable, car l'Etat est soupçonné de s'être ingéré dans le dossier.

 

Toute décision autre que le maintien de la sanction signifierait donc qu'un simple joueur peut faire plier une fédération. Ce serait la porte ouverte à toutes les possibilités, surtout les pires.

Publié dans Chroniques

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